Créez des sites web à 10 000 $ depuis votre canapé avec Claude Code

@zentalksai
ESPAGNOL09 août 2026
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TL;DR

Un guide complet sur l'utilisation de l'agent Code de Claude Desktop pour créer des sites web professionnels. Il met l'accent sur la stratégie de marque, les références visuelles et le peaufinage itératif pour livrer rapidement des résultats de haute qualité.

Ce que cinq personnes mettent trois semaines à livrer, vous pouvez le faire en un après-midi. Sans programmer et sans ouvrir le terminal une seule fois.

Un site vitrine correct coûte entre 3 000 € et 12 000 €. Pas à cause du code, mais à cause des trois semaines de réunions. Hier, j'en ai construit un depuis mon canapé, et je vais vous raconter tout le processus, étape par étape.

Je vais vous raconter tout le processus, étape par étape.

Un avertissement avant de commencer, car il y a beaucoup d'intox autour de ce sujet.

Il ne s'agit pas de « rouler les gens et de leur facturer 5 000 € ».

Il s'agit du fait que le vrai travail d'un site web (décider de ce qu'il dit, pour qui, et à quoi il ressemble) reste du travail. Ce qui a disparu, c'est la partie lente : la mise en page, les allers-retours, attendre le développeur, attendre le designer, attendre qu'on réponde à un e-mail.

Si vous faites bien la partie qui compte, le résultat soutient la comparaison. Et s'il la soutient, vous le facturez.

La question que tout le monde pose : où est-ce qu'on fait ça ?

Beaucoup de gens pensent qu'il faut le terminal, cet écran noir qui en impose. Non.

L'application de bureau Claude a trois onglets en haut :

→ Chat, la conversation habituelle

→ Cowork, les tâches avec vos fichiers

→ Code, pour créer de vrais projets

L'onglet Code, c'est le même agent Claude Code, mais avec une interface. Vous écrivez en anglais simple et il crée les dossiers, les fichiers, et démarre tout.

Téléchargez-le sur claude.com/download et connectez-vous avec votre compte.

Attention : un abonnement payant est requis. Avec la version gratuite, vous épuiserez le quota en une demi-heure.

ÉTAPE 0 : UN DOSSIER VIDE

Avant de demander quoi que ce soit, une astuce qui m'aurait épargné deux sites moches.

Créez un nouveau dossier, vide, sur votre ordinateur. Uniquement pour ce site.

Ça paraît bête, mais c'est ce qui évite le désastre typique : des fichiers qui traînent partout sur le bureau, Claude qui touche des choses qu'il ne devrait pas, et vous qui ne savez plus quoi est quoi.

Un dossier, un projet. Dans Claude, vous choisissez ce dossier et il ne le quittera pas.

ÉTAPE 1 : LE FICHIER DE MARQUE

C'est l'étape que presque personne ne fait. Et celle qui fait toute la différence.

Rédigez un document d'une page avec les décisions que vous prenez et que Claude ne doit pas inventer.

Six lignes :

→ Qui arrive : « photographe de mariage, budget 2 000 € »

→ Ce qu'ils ressentent en arrivant : « haut de gamme, calme, feutré »

→ L'action unique : « réserver un appel »

→ Polices : deux, maximum

→ Couleurs : trois. Fond, texte, une couleur d'accent

→ Interdit : ce que vous ne voulez voir sous aucun prétexte

Sans ce fichier, Claude comble les vides tout seul. Et son remplissage par défaut, c'est celui d'un template à 200 €.

Copiez ce modèle et remplissez-le :)

text
1MARQUE : [nom]
2CLIENT IDÉAL : [qui ils sont, ce qu'ils recherchent, leur budget]
3AMBIANCE : [3 adjectifs, tous concrets]
4ACTION UNIQUE : [la seule chose qu'ils doivent faire]
5POLICES : [une pour les titres, une pour le texte]
6COULEURS : [fond / texte / accent, avec les codes hex]
7INTERDIT : dégradés, icônes emoji, photos stock,
8tout ce qui est centré, « solutions innovantes »

Enregistrez-le sous le nom brand.txt dans le dossier du projet.

Et dans Claude, écrivez ceci :

text
1Lis brand.txt avant de prendre toute décision de design.
2Si quelque chose n'y figure pas, demande-moi.

Cette dernière phrase change pas mal de choses. Au lieu d'inventer, il vous consulte.

ÉTAPE 2 : DONNEZ-LUI UNE RÉFÉRENCE

Les adjectifs ne fonctionnent pas. « Élégant » ne veut rien dire pour un modèle. Les images, si.

Voici ce que je fais :

→ Je vais sur Land-book, Godly ou Minimal Gallery. Les trois sont gratuits et remplis de vrais sites publiés

→ J'en choisis 3. Pas dix. Avec dix, il mélange tout et il en sort un fatras

→ De chacun, je capture la page d'accueil et une section intérieure. Six captures

→ Je les glisse dans le dossier du projet

Évitez Dribbble pour ça. Ce sont des concepts qui n'existent pas, et Claude essaie de reproduire des choses impossibles.

Et je lui dis exactement ceci ↓

text
1Utilise ces captures comme référence de qualité : regarde les
2tailles de police, l'espace entre les sections et le rythme
3de la page. NE COPIE PAS les structures ni les textes.

Sans ce « ne copie pas », il clone la première référence et vous vous retrouvez avec un plagiat coiffé d'un autre logo. Je l'ai vu arriver.

ÉTAPE 3 : LE BRIEF

Un seul message. Quatre blocs. Pas d'idées lâchées trois par trois, c'est comme ça que tout casse.

1. Ce que c'est : « Site one-page pour [X], avec ces sections : [liste]. »

2. Les textes : Écrivez-les vous-même. Sérieusement. C'est la seule chose que Claude ne peut pas sortir de son chapeau, parce qu'il ne connaît ni votre activité ni vos clients.

3. Comment le construire : « Utilise Astro et Tailwind. Site statique, pas de CMS. » Pas besoin de savoir ce que c'est. C'est la combinaison qui charge vite, ne casse pas et ne vous oblige à payer quoi que ce soit chaque mois.

4. Les limites : « Respecte brand.txt. Deux polices et trois couleurs maximum. »

Vous envoyez, et vous attendez quelques minutes.

Ce qui apparaît sera à 70 %. C'est normal, et il est important que vous le sachiez à l'avance, car c'est là que la plupart des gens se découragent et abandonnent.

Personne ne publie la première version. Ni vous, ni moi, ni l'agence qui facture 8 000 €. La différence, c'est qu'eux mettent deux semaines à vous montrer ces 70 %, et que vous, vous les avez à l'écran en six minutes.

ÉTAPE 4 : LA FINITION

C'est là qu'est la vraie valeur, et c'est là que se joue la différence entre un rendu à 500 € et un rendu à 5 000 €.

L'erreur que tout le monde fait, c'est d'écrire « améliore un peu, rends-le plus professionnel ». Ça ne veut rien dire et le résultat empire.

Ça se corrige par couches. Un message pour chacune :

→ Couche 1, le texte : « Passe en revue toutes les tailles de police. Garde une échelle cohérente. Ne touche à rien d'autre. »

→ Couche 2, l'air : « Section par section : double les espaces blancs là où c'est serré. Ne touche à rien d'autre. »

→ Couche 3, le mouvement : « Fais apparaître les éléments en douceur au fur et à mesure du défilement. 250 ms. Rien qui rebondit. »

Ce « ne touche à rien d'autre » est le point important. Si vous demandez les trois en même temps, il en corrige un bien et en casse deux.

Et s'il y a un détail précis qui ne vous plaît pas et que vous ne savez pas expliquer ? Faites une capture d'écran, glissez-la dans la conversation, et décrivez le problème en langage clair :

« Ce bloc est trop serré contre celui du dessus. »

« Ce bouton ne se détache pas du fond. »

« Ce titre prend trop de place sur mobile. »

Vous n'avez pas besoin du vocabulaire d'un designer. Il suffit de montrer. C'est exactement ce qu'un client fait avec son agence, sauf qu'ici, la réponse arrive en trente secondes au lieu de quatre jours.

Les trois vérifications finales ↓

Même les agences les sautent :

→ Mobile : « Montre-moi toutes les pages à 375 px de large et corrige ce qui casse. » C'est de là que vient la plupart de vos visiteurs.

→ Cinq secondes : montrez la page d'accueil à quelqu'un pendant cinq secondes, puis cachez-la. S'il ne peut pas vous dire ce que vous faites, le titre ne sert à rien.

→ Le bouton : est-il visible sans faire défiler ? Est-il répété tout en bas ? Sinon, vous avez fait une brochure, pas un site web.

ÉTAPE 5 : LA MISE EN LIGNE

Quinze minutes et zéro euro par mois.

Le plus simple, sans comptes bizarres ni serveurs :

→ Vous demandez à Claude de préparer le dossier final du projet

→ Vous allez sur Netlify ou Vercel et vous déposez ce dossier directement sur la page

→ Vous obtenez une adresse instantanément

→ Vous achetez un domaine (entre 8 € et 12 € par an) et vous le connectez depuis le panneau de configuration

C'est en ligne. Sans frais mensuels, sans maintenance, sans la facture de 120 € par mois pour de l'« hébergement managé ».

CE QUE VOUS FACTUREZ

Maintenant, la partie que personne ne raconte.

Si vous faites ça pour d'autres, ne vendez pas « un site web ». Vendez le pack complet :

Un appel de 45 minutes pour extraire le fichier de marque, les textes rédigés (sans remplissage), le site publié avec son domaine, deux séries de retouches, et une vidéo de 10 minutes expliquant comment le mettre à jour.

C'est une mission entre 800 € et 2 500 € selon le client, livrée en jours au lieu de semaines.

Vous ne facturez pas les heures. Vous facturez parce que le client passe de rien à quelque chose qui lui apporte du travail.

Trois erreurs que je vois se répéter constamment :

→ Demander cinq modifications dans un seul message. Ça tourne mal. Une par message.

→ Laisser Claude écrire les textes. Le résultat est correct, mais creux. Les textes, c'est votre travail.

→ Chercher la perfection avant de publier. Le site publié avec trois défauts vaut infiniment plus que le site parfait qui traîne encore dans votre dossier.

Alors, qu'est-ce qui change vraiment ici ?

L'agence vendait trois semaines de process. Le process, c'était toujours quatre décisions bien prises :

→ pour qui

→ ce qu'il doit faire

→ à quoi il doit ressembler

→ ce qui est interdit

Le reste, c'était de l'attente. Et l'attente, ça ne se facture plus.

Votre premier site vous prendra cinq heures et ressemblera à un site à 500 €. Le troisième vous en prendra deux et ressemblera à un site à 3 000 €. Le cinquième, vous le ferez à moitié endormi.

C'est une courbe d'apprentissage normale, pas de la magie. Commencez par le vôtre. C'est le meilleur endroit pour faire des erreurs, parce que le client, c'est vous.

Conservez cet article et consacrez-y quelques heures.

Je vous assure que vous ne le regretterez pas :)

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