J'ai donc décidé de quitter Apple fin septembre, ce qui portera à 12 ans au total mon passage dans l'entreprise, en comptant ma période à Tokyo pour les démarches de visa. Avec le recul, ça a été un sacré voyage. Un cycle zodiacal complet s'est écoulé : autrement dit, les enfants qui entraient à l'école primaire la terminent aujourd'hui au lycée.
Les raisons sont multiples, mais l'une d'elles est que la scolarité obligatoire de mon enfant touche à sa fin, ce qui offrait une étape toute naturelle. Et puis, pour le dire simplement, il restait moins de défis à relever. Même sans parti pris, les choses n'ont plus rien à voir avec l'époque du « Pachinko Gundam Station ». Ce n'était pas qu'une question d'UX en surface ; voir l'élan de l'entreprise se propager du backend aux opérations et à toutes les autres couches a été un véritable privilège.


La première image est une capture d'écran de 2012, en pleine polémique du Pachinko Gundam. La seconde montre le même endroit aujourd'hui, en 2026.
Vous vous demandez peut-être pourquoi ne pas chercher de nouveaux défis ? Chez Apple, les règles sur les conflits d'intérêts interdisent de fait aux employés de créer et de lancer leurs propres produits. Les seuls loisirs tolérés semblent être jouer de la guitare ou écrire des livres — c'est d'ailleurs pour ça que j'ai écrit un livre. Mais avec la vague actuelle de l'IA et cette capacité inédite dans l'histoire humaine à concrétiser ses idées plus vite que jamais, rester sur place m'était devenu insupportable. C'est probablement la raison principale. À mon arrivée comme à mon départ, je me suis tenu à la devise de M. Miyasaka : « Dans le doute, fonce à fond. »
Cela dit, je n'ai pas encore de plan précis. Je vais explorer des projets intéressants en creusant les idées que j'ai accumulées. J'espère aussi accepter des missions en freelance que je ne pouvais pas assumer ouvertement en tant que salarié. Je ne m'installerai pas définitivement au Japon ; ma base restera dans la baie de San Francisco, même si je viendrai plus souvent au Japon. Merci pour votre soutien indéfectible.





